LA NORMALISATION: LE PLUS NORMAL N’A PU ETRE QUE COMME CELA

28-06-2010
Le chemin parcouru dans les relations turco-arméniennes pendant la période qui s’est écoulée depuis la signature des protocoles l’année dernière, le 10 octobre, n’a même pas progressé, et il ne serait pas surprenant que la situation devienne plus mauvaise qu’avant la signature des protocoles. Car, plutôt que de rechercher une solution à ce blocage, on peut dire que nous sommes entrés dans un processus « d’accusation ».
Le dernier exemple de cette situation a été mis en exergue par le président arménien Sarkissian lors de sa rencontre avec les représentants de la diaspora arménienne en Russie. Sarkissian a présenté comme motif aux relations suspendues les arguments suivants : « Le fait que la partie turque n’est pas prête », « la volonté de la Turquie de participer au processus de Nagorny Karabakh », « la fréquente violation par la Turquie des accords et son incrédibilité ».
Somme toute, on avait attaché beaucoup d’espoir à ces protocoles, c’est pourquoi à ce stade ce genre de déclarations est tout à fait normal si l’on ne veut pas être la partie troublante. Le véritable problème est de savoir comment l’opinion publique internationale va juger ces déclarations : « est-ce un effort pour trouver un coupable » ou bien « ce sont des déclarations que l’opinion attend et désire y croire » ?
A la suite de l’annonce par la Cour constitutionnelle arménienne de sa décision motivée concernant les protocoles le fait que les objections de la Turquie n’ont pas été prises en considération donne à peu près une idée. Cependant, avant même la décision de la Cour constitutionnelle il y a tant de points qui n’ont pas été pris en considération … Allons un peu en arrière. Pourquoi la frontière Turco-arménienne a-t-elle été fermée ? La Turquie en se réveillant un beau matin a-t-elle dit sans raison « la porte fait du courant d’air, fermons cette porte de frontière » Ou bien alors, est-ce un hobby national de la Turquie que de fermer les frontières ? Non. Tout simplement, ce n’était qu’une attitude diplomatique adoptée contre l’occupation des territoires d’un pays considéré comme frère. Plus clairement ;
Cause : L’Arménie a occupé les territoires azerbaidjanais.
Effet : La Turquie a fermé sa frontière avec l’Arménie.
La liaison entre la fermeture de la frontière et le Karabakh est toute aussi proche que la relation de cause-effet. Même se sentir obligé de l’expliquer n’est qu’une insulte faite à l’esprit humain. Malgré cela, certains milieux y compris l’Arménie, qui s’intéressent de près de ce sujet, exposent une attitude comme si les deux questions sont tout indépendantes de l’une de l’autre en disant à la Turquie que les questions de frontière et de Karabakh sont des questions séparées.
L' A C T U E L
Selim GURAY
selimguray@lactuel.be
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TROIS CENT ET UN

28-06-2010
En Turquie, on croit à ce que la qualification du 1915 de « génocide » est censée être un crime. C’est un des éléments de la propagande arménienne. On parle souvent de ce que la démocratie et les droits de l’homme connaissent des défaillances en Turquie et on affirme qu’en faisant allusion à l’article 301 qui est devenu un mythe, ceux qui utilisent l’expression de « génocide » soient infligés à des peines lourdes.
On ne discuterait pas ici si « l’article 301 est juste ou injuste ou s’il est nécessaire ou pas » ; les juristes peuvent le faire autant qu’ils le désirent. Mais du fait des propagandes de la diaspora arménienne et des milieux antiturcs, l’article 301 a joui d’une telle renommée que plusieurs personnes croient à ce que cet article stipule que « l’utilisation de l’expression de génocide est un crime » ou à ce que chacun qui exprime leur pensée sont arrêtés.
Et alors, qu’est-ce que l’article 301 stipule ?
1) Chaque personne qui diffame publiquement la nation turc, l’Etat de la république turque, la Grande assemblée nationale turque, le gouvernement de la république turc et les instances juridiques de l’Etat est infligé à des peines de prison allant de 6 mois à 2 ans.
2) Chaque personne qui diffame publiquement l’Armée et la Police turcs est punie conformément au premier paragraphe.
3) L’expression d’une pensée dans un esprit de faire une critique n’est pas reconnue comme crime.
4) L’ouverture d’une enquête pour avoir commis ce crime, ne fait qu’avec l’autorisation du ministère de la Justice.
Le motif principal de la propagande intense faite contre cet article par la diaspora arménienne a été l’ouverture des procès à l’encontre des individus tels qu’Orhan Pamuk, Elif Þafak et le feu Hrant Dink du fait de leurs expressions concernant les évènements de 1915. Mais la réalité selon laquelle personne n’est puni par une certaine sanction pénale dans la plupart de ces procès ouverts conformément à cet article, n’est pas prise en compte. Un autre sujet négligé est le fait que les allégations arméniennes ne font l’objet qu’une petite partie des procès ouverts conformément à l’article 301.
L' A C T U E L
Selim GURAY
selimguray@lactuel.be
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LA FIN DE L'EMPIRE OTTOMAN ET LES APPETITS COLONIAUX

04-06-2010
Sykes-Picot, c’est sous cette appellation que les accords qui prévoient le partage du Moyen-Orient et de l’Anatolie entre la France, la Grande Bretagne et la Russie tsariste seront signés le 16 mai 1916 à Downing Street (résidences du Premier ministre britannique). Ils portent ce nom en référence aux diplomates anglais et français, Sir Mark Sykes et François Georges-Picot, qui avaient la charge de les conclure.
Anglais, Français et Russes ont depuis longtemps des vues sur le Moyen Orient et l’Anatolie. Si pour les Russes l’accès aux mers chaudes passent par la conquête de l’Anatolie, pour les Français et Britanniques il s’agit d’une part de développer leur domination coloniale et d’autre part contrôler les réserves pétrolières de la région (1), qui, avec la mécanisation de la guerre, ont pris une importance fondamentale.
La France a une présence ancienne dans la région et a réussi à s’y imposer dès le XVIIIème siècle, en "obtenant un Protectorat catholique". D’abord limité aux "religieux catholiques envoyés par le Saint-Siège dans l’Empire à des fins missionnaires" (2), la France, tirant prétexte de ce privilège, étendra ce Protectorat au Liban puis à la Syrie, ce qui consacre son influence dans la région.
La suprématie de la France sera contestée par les Britanniques qui ont également des visées sur les zones de domination française. Néanmoins, à la veille de la Première guerre mondiale c’est bien la France qui est la puissance coloniale prépondérante dans cette région.
http://www.turquie-news.fr/spip.php?article4253
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TURQUIE- FRANCE- EUROPE: OU LORSQUE LES PREJUGES FONT OFFICE DE

24-05-2010
En tant Français d’origine turque, je connais la Turquie, ses habitants, ses régions, ses qualités et ses défauts. J’ai parfois discuté de la Turquie avec des gens qui, bien que ne connaissant pas ce pays, en avaient tout de même un préjugé plus ou moins négatif.
Ainsi, pour certains, la Turquie qu’ils imaginent est un pays islamiste, où les lois islamiques seraient en vigueur, où toutes les femmes doivent porter un voile, et où les hommes sont intégristes. Une anecdote qui résume assez bien cette situation, c’est la demande d’une amie de mon frère et qui préparait un voyage en Turquie de savoir si elle pouvait se promener en t-shirt dans les rues. Le fait de poser une telle question montre à quel point la Turquie est un pays mal connu d’une part et ayant une image brouillée d’autre part.
Un autre exemple, qui illustre l’approche négative et caricaturale de la Turquie, une collègue qui trouvait mon prénom pas « très commun » me demande mes origines, je lui réponds et lui demande, à mon tour, si elle connaissait la Turquie ? Réponse négative, hormis les banalités habituelles comme les « moustaches chez les hommes », elle finit quand même par mentionner le film d’Oliver Stone « midnight express », rajoutant avec zèle, lorsque je fis la remarque qu’il ne s’agissait là que d’un film, « oui mais tiré d’un fait réel » – la référence « midnight express » vient d’ailleurs assez souvent, eu égard au nombre de diffusions de ce film dans les télévisions françaises. Se faire une idée d’un pays et de ses habitants à travers une fiction cinématographique, même tiré d’un fait réel, en oubliant la part de subjectivité des scénaristes, des réalisateurs, c’est assurément manquer de jugement. Mais sachant que c’est le cas, et que dans le film de Stone, les Turcs et la Turquie y ont une image déplorable voire détestable, on peut deviner ce que cette collègue pouvait alors penser, consciemment ou pas, des Turcs.
par Ilker
turquie news.fr
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Mr NECDET KENT LE CONSUL DE TURQUIE A MARSEILLE (1942 à 1945)

16-05-2010
De nombreux diplomates turcs se sont illustrés pendant la 2nde guerre mondiale en sauvant de nombreux juifs. Parmi ceux-ci, le consul de Turquie à Marseille (France) entre 1942 et 1945, Necdet Kent (1911-2002) qui réussi à a sauver 82 juifs turcs embarqués dans un train au départ de Marseille, sans doute à destination d’un camp de concentration.
Les officiers allemands refusant de les libérer, Necdet Kent embarqua lui-même dans le train afin d’accompagner ses concitoyens jusqu’où irait le convoi. Craignant un scandale diplomatique avec la Turquie, le train fut arrêté en gare de Nîmes et les 82 juifs turcs libérés...
La poste turque a choisi de rendre hommage à Necdet Kent en lui dédiant un timbre spécial, émis le 17 juillet 2008, évoquant un portrait du diplomate, le fameux train et des colombes de la paix.
Ce timbre (0,80 livre) figure en haut à droite sur la jolie lettre ci-dessus postée le 14 avril 2010 de la ville de Selçuk, proche d’Izmir et du célèbre site archéologique d’Éphèse.
Merci beaucoup Vural :-)
Mais Selçuk est également connue pour son lieu de pèlerinage, la maison de la Vierge Marie ("Meryemana Evi" en turc), évoqué sur la très intéressante oblitération ci-dessus.
Selon la tradition, la Vierge Marie aurait été emmenée dans ce lieu par Jean l’évangéliste après la crucifixion du Christ. Elle y resta jusqu’à son Assomption.
http://www.turquie-news.fr/spip.php?article4174
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JEAN- PAUL BRET EN ARMENIE ET AU KARABAKH

03-05-2010
En visite en Arménie, le maire de Villeurbanne, Jean-Paul Bret, a été reçu au siège de la FRA Dachnagtsoutioun par Vahan Hovhannisyan du bureau mondial.
Les relations arméno-turques ont tenu une place importante lors de la rencontre : " C’est un long processus comprenant trois étapes. Premièrement, il devrait être mise en place des relations diplomatiques et l’ouverture de la frontière. La deuxième étape pourrait impliquer la discussion des problèmes urgents. Ensuite, les parties seraient en mesure de signer certains accords " a déclaré Vahan Hovhannisyan lors de la réunion avec le maire de Villeurbanne Jean-Paul Bret, précisant que la FRA ne s’est jamais opposée à la normalisation des relations arméno-turques.
M. Hovhannisyan a noté que le processus arméno-turque a réveillé la mentalité arménienne. " Les forces politiques ne parlent pas seulement de la nécessité de la reconnaissance du génocide arménien, mais aussi de l’indemnisation de ses conséquences", a-t-il dit.
M. Bret a déclaré pour sa part qu’en sortant du processus de ratification des protocoles sur la normalisation des relations, la Turquie a gravement endommagé son image internationale. "La Turquie met à l’écran sa politique secrète par ces Protocoles" , dit-il.
La délégation conduite par M. Bret se rendra en visite du Haut-Karabakh, le 2 et 3 mai, tandis qu’une réunion avec le ministre arménien des Affaires étrangères Edward Nalbandian est prévue pour le 4 mai.
Source France Arménie
http://www.turquie-news.fr/spip.php?article4075
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CARTE DE SEJOUR DE 5 ANS A UN ARMENIEN CLANDESTIN EN TURQUIE

02-05-2010
Une carte de séjour valable de 5 ans a été délivrée à un jeune arménien Aydýn Arthur Manoukyan, immigré clandestin en Turquie, en raison de ses problèmes de santé.
Ainsi, Arthur Manoukyan souffrant de la maladie de Moya Moya et vivant clandestinement en Turquie avec sa mère, aura le moyen de se faire soigner.
Cette maladie est rencontrée en générale chez les Japonais. Moya Moya signifie la fumée en japonais. Le cerveau n’arrive pas à fonctionner en raison de l’anomalie dans les veines et les patients atteints de cette maladie peuvent être paralysés ou perdre la conscience.
La députée d’Ýzmir pour le Parti républicain du peuple, Canan Arýtman avait demandé au Premier ministre Recep Tayyip Erdoðan de délivrer une carte de séjour illimitée à la famille Manoukyan.
Suivant l’ordre de M. Erdoðan les démarches ont été entamées et la carte de séjour ayant la plus longue validité pour les étrangers, a été délivrée à la famille Manoukyan.
La nationalité turque a été également proposée à cette famille.
La mère Hasming Manoukyan a remercié Mme. Arýtman, M. Erdoðan et toutes les autorités concernées.
Source TRT
http://www.turquie-news.fr/spip.php?article4056
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LA RUSE DE L’ARMENIE CONCERNANT LE PROTOCOLE

23-04-2010
Les protocoles signés le 10 octobre 2009 à Zurich entre la Turquie et l’Arménie, ont enfin été ratifiés par la Cour constitutionnelle arménienne. Mais quelle ratification ! La Cour, dans la décision motivée sur la conformité avec la Constitution a prononcé certaines conditions préalables totalement contraires au contenu et à l’objectif des protocoles visant la normalisation des relations entre les deux pays.
La décision de la Cour précise ainsi : « Les protocoles ne peuvent être interprétés et pratiqués de façon à contredire l’article 11 de la Déclaration d’indépendance de l’Arménie et l’esprit de la Constitution arménienne, pendant le processus de constitution et d’application des lois de l’Arménie ». C'est-à-dire qu’on avance une série de conditions en mettant l’accent sur le fait qu’on ne renoncera pas aux allégations du soi-disant génocide et aux revendications sur la région de l’Anatolie de l’Est de la Turquie.
Par ailleurs, cette décision s’oppose aux commentaires selon lesquels l’Arménie aurait accepté le traité de Kars de 1921 et défend que l’article du protocole sur le respect mutuel des frontières n’est valable que pour les accords conclus après 1990.
La Cour constitutionnelle arménienne, n’a pas simplement décrété que la commission commune historique ne pourra pas traiter les événements de 1915, elle a également expliqué que cette commission sera constituée afin de soutenir la reconnaissance dans l’arène internationale que les événements de 1915 étaient un « génocide ». Ainsi, l’Arménie, charge en fait à la commission commune historique constituée afin d’examiner les allégations de génocide, le rôle d’être le centre de la campagne de diffamation vis-à-vis de la Turquie. Indirectement, l’Arménie a pour ainsi dire déclaré qu’elle ne reconnaissait pas les protocoles qu’elle a signés.
L' A C T U E L
Tansu PEKER
tansupeker@lactuel.be
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RUPTURE ENTRE L’ARMENIE ET LA DIASPORA

04-04-2010
Depuis un an, on assiste à une rupture entre l’Arménie et la diaspora ; il s’agit d’une rupture qui peut être considérée comme « une répercussion des développements survenus dans le cadre des relations turco-arméniennes ». En effet la question n’est pas récente; d’ailleurs on critique toujours la diaspora jouant avec le destin de l’Arménie bien que ses membres ne sont jamais allés, ni vécus en Arménie et qu’ils ne connaissent même pas la langue arménienne. Cette fois ci, par le biais de son article paru sur le site Internet de la revue Businessweek, c’est Ruzan Hakobian qui a attiré l’attention sur cette rupture s’aggravant de jour en jour entre l’Arménie et la diaspora après le rapprochement turco-arménien. Dans son article du 2 février, Hakobian a accentué la diminution considérable, observée suite à la signature des protocoles du 10 octobre, du soutien octroyé à l’Arménie par la diaspora depuis 1991, année où l’Arménie avait proclamé son indépendance.
En effet, les différences des besoins et des objectifs principaux des deux sociétés sont à l’origine de la rupture soulignée par Hakobian. En bref, l’objectif prioritaire des Arméniens de la diaspora est de préserver à l’ordre du jour les allégations concernant les évènements du 1915 de manière à empêcher leur assimilation au sein de la société où ils vivent et d’assurer la reconnaissance par la Turquie de ces allégations et d’obtenir, par conséquent, des indemnités, même des territoires.
Or, en Arménie il existe un tableau bien différent. Les difficultés économiques auxquels le pays doit faire face ont amorcé un instinct tout à fait différent ; il s’agit de l’instinct de survie. Il serait injuste d’affirmer que cette question est de moindre importance pour les Arméniens de l’Arménie ayant écouté pendant toutes leurs enfances les comptes concernant les évènements de 1915. Pourtant, quand on fait une comparaison avec la diaspora, on pourrait affirmer que la priorité de la population en Arménie « est de ne pas savoir quoi manger pendant le diner » et cela est bien la réalité.
L' A C T U E L
Selim GURAY
selimguray@lactuel.be
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"SI ENCORE ON LAISSE AUX HISTORIENS LE SOIN DE SE PRONONCER SUR LES EVENEMENTS HISTORIQUES!"

04-04-2010
Il y a à peine eu une semaine après l’approbation par le Comité des affaires étrangères de l’Assemblée des Représentants américain du « projet de résolution arménien » qu’un tel projet était cette fois-ci à l’agenda de l’assemblée générale du Parlement suède par hasard et une résolution en faveur des allégations arméniennes a été toujours par hasard adoptée avec une voix près. Le parlement suède a élargi la portée des mensonges en approuvant, après le vote, un projet prévoyant que le « génocide » a été perpétré non seulement contre les Arméniennes mais aussi contre les Assyriens, Syriaques, Chaldéens, les Grecs pontiques et les autres minorités chrétiennes. Cette décision de la Suède qui affirmait jusqu’à présent à chaque occasion qu’ « il n’est pas aux parlements de juger sur les évènements historiques » est un bon exemple illustrant que ce sujet n’est désormais exploité qu’à des fins politiques.
La prochaine adresse de ces projets de résolution qui sont soumis au vote premièrement aux Etats-Unis qui affirmaient auparavant être le partenaire stratégique de la Turquie et puis en Suède qui se trouve parmi les pays qui soutiennent le plus l’adhésion de la Turquie au sein de l’Union européenne serait l’Angleterre et l’Espagne où le lobby arménien a donné élan à ses activités. Il est intéressant de voir que ces deux pays ont des relations très étroites avec la Turquie et qu’ils arrivent en première place parmi les pays qui soutiennent son adhésion à l’UE. Le lobby arménien prend soin manifestement de viser les pays qui ont des bonnes relations avec la Turquie. Leur but est de détériorer les relations de la Turquie avec ces pays et d’isoler cette dernière dans la plate-forme internationale.
Le projet de résolution sur le génocide va être discuté le 30 avril par la chambre des Communes, chambre basse du Parlement britannique et dans l’hypothèse où le projet serait ratifié il sera envoyé à la Chambre des Lords. Selon les informations publiées dans la presse arménienne, le nombre des parlementaires soutenant le projet est insuffisant et c’est pourquoi il ne serait pas surprenant qu’en Grande Bretagne, qui entre dans une période d’élection, le lobby arménien entreprenne des activités intenses de propagande auprès des candidats et que ce lobby, comme dans beaucoup de pays, en contrepartie de voix, obtienne la promesse du projet de résolution. Cependant, lorsqu’on prend en considération le fait qu’en Grande Bretagne le pouvoir tout aussi bien que l’opposition soutiennent l’adhésion de la Turquie à l’UE et la coopération avec la Turquie sur des sujets comme la politique en matière de l’Afghanistan et du Moyen-Orient, les Arméniens ne devraient pas obtenir cette fois-ci en Angleterre le succès escompté. Néanmoins, il est préférable d’être prudent lorsqu’il s’agit du lobby arménien.
L’ A C T U E L
Selim GURAY
selimguray@lactuel.be
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